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à propos du GRIDA

Mission et objectifs

La souffrance des animaux a donné lieu depuis plusieurs années, à la naissance d’une réflexion multidisciplinaire sur la condition animale. L’animal, pris au piège de la structure rigide du droit civil qui ne l’admet pas au titre de personne, n’était dès lors qu’un bien meuble dont on pouvait abuser. À ce point, devant l’inadéquation d’un modèle qui véhiculait la théorie de « l’animal-machine » - postulat éthologique issue du mouvement mécaniste voulant que l’animal ne souffre pas plus qu’il ne pense (Descartes) -, fallait-il enfin réagir. C’est ce qu’a finalement fait le gouvernement provincial en 2015 à l’initiative de Pierre Paradis, alors ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Ainsi poussé par l’évolution de sa représentation collective, l’animal revêt aujourd’hui un habit juridique qui convient enfin à sa véritable nature : un être doué de sensibilité ayant des impératifs biologiques.


Martine Lachance, retraitée de l'enseignement, Faculté de science politique et de droit, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Cette reconnaissance n’est cependant pas suffisante. Au Québec, comme au Canada, la protection de l’animal à l’encontre de toute souffrance physique inutile fait l’objet d’un encadrement juridique trop souvent inadéquat. C’est que l’expérimentation biomédicale et l’élevage industriel, sans oublier le trappage, s’inscrivent dans un continuum de pratiques peu contestées, parce qu’apparaissant indispensables à la survie de l’humain et à sa culture. Ces pratiques, que justifie un argument de nécessité, rendent ardue la construction de règles juridiques destinées à prémunir les animaux de toute souffrance inutile. Cet état de fait crée un espace juridique où l’État tolère certains actes de cruauté, lorsque douleur et souffrance sont infligées aux animaux dans le cadre d’une activité légitime. Dès lors « qu’il s’agit d’intérêts économiques, il n’existe plus de limite à l’utilisation ou au traitement abusifs des bêtes » (Francione).

Plus que jamais, y a-t-il lieu de s’interroger sur la souffrance infligée aux animaux et, surtout, d’y réagir. C’est ce qui a motivé Me Martine Lachance – professeure de droit, maintenant à la retraite de l’enseignement – à poursuivre ses activités de recherche au sein du Groupe de recherche international en droit animal (GRIDA) qu’elle a mis sur pied en 2007.


Mission

Le Groupe de recherche international en droit animal (GRIDA) a été constitué en janvier 2007 comme une unité de recherche au sein du Département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Québec, Canada. Établi à l’initiative de la professeure Martine Lachance, le GRIDA entend créer un cadre et des opportunités de recherche dans un domaine du droit pratiquement ignoré par les facultés canadiennes – le droit animal – mais qui suscite un intérêt des plus marqué à l’étranger, notamment aux États-Unis.

Le GRIDA cherche à définir une approche moderne du droit qui intègre, tant dans ses objectifs que dans ses instruments juridiques, les nouveaux enjeux que soulève le respect de la sécurité et du bien-être animal. Pour ce faire, il faut d’abord faire valoir l’importance pour les êtres humains de cultiver leur imaginaire moral, afin de les amener à considérer les espèces animales avec bienveillance et équité. Développer une politique visant la protection des intérêts des espèces animales et l’inscrire dans une perspective sociale et collective, devient dès lors incontournable dans une structure sociétale où les animaux sont davantage tenus comme objets de consommation.


Objectifs

Le GRIDA a pour objectifs de :

  • promouvoir et favoriser les intérêts des animaux dans les systèmes juridiques canadien et québécois;
  • promouvoir et favoriser la réflexion et la discussion sur la condition juridique et le bien-être des animaux;
  • encourager, susciter, soutenir et diffuser des recherches, des échanges et des initiatives qui engagent, dans des champs concernés, une ou plusieurs disciplines scientifiques traitant de la condition juridique et du bien-être des animaux;
  • influencer et introduire des changements positifs dans les réflexions, les perceptions et les comportements humains dans leurs relations avec les animaux; et
  • participer à l’émergence du droit animal au Canada et au Québec.


Membres et collaborateurs

Membre

Martine Lachance, retraitée de l'enseignement, Faculté de science politique et de droit, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Collaborateurs

Thierry Auffret Van Der Kemp, Jean-Marie Coulon, Pr. Jean-Claude Nouët : La Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA)

Pr. Éric Baratay : Faculté des Lettres et Civilisations, Université Jean Moulin (Lyon 3)

Le GRIDA cherche à définir une approche moderne du droit qui intègre, tant dans ses objectifs que dans ses instruments juridiques, les nouveaux enjeux que soulève le respect de la sécurité et du bien-être animal.



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